Nouveau missel #1 : que sont ces rites ?
">

A l’occasion de la nouvelle version en français du missel romain, j’inaugure ici une série de brefs enseignements sur la messe. Il n’est pas rare que des fidèles expriment leur désir de mieux la comprendre afin d’y participer avec plus de fruit. Par ces petites touches hebdomadaires, nous espérons, mon vicaire et moi, vous aider à accueillir ce grand mystère de notre foi au « “contenu” vraiment énorme », selon les mots de saint Jean-Paul II (encyclique Ecclesia de Eucharistia, §5).

La messe, dans une cathédrale ou un oratoire, actualise l’événement pascal en lequel se trouve acquise et offerte la rédemption du monde. Dans sa passion, le Seigneur a pris en charge toute l’histoire humaine de laquelle il avait commencé à se faire solidaire plus de trente années auparavant à Nazareth, dans le sein d’une vierge. Souffrant et expirant à cause de nos péchés, il s’est offert à son Père, poussé par l’Esprit d’amour qu’il ne cesse de recevoir de lui. Dans le même temps, il nous a aussi offerts à Dieu mais ce sacrifice ne peut devenir le nôtre que dans la mesure où nous nous unissons au sien par le consentement et l’obéissance de la foi. Ressuscité et à jamais vivant, le Christ rend justement présente cette offrande pour nous à chaque messe. De Gethsémani au Golgotha, elle se déroula dans l’angoisse et dans le sang. Par la liturgie, le même sacrifice qui nous sauve advient devant nous sous un mode non sanglant, selon des rites d’une extrême douceur que l’Église règle pour chaque époque dans la fidélité à ce qu’elle a reçu des Apôtres.

Recevons donc ces rites avec reconnaissance et surtout ce qu’ils contiennent.

Abbé Bruno Bettoli +