Paroisse Notre-Dame du Chêne
Paroisse de Viroflay

Sel de la terre et lumière du monde ( Mt 5,17-37))

Ce dimanche le Christ, notre Seigneur et Sauveur, évoque en langage allégorique l’identité et le rôle du Chrétien dans la société : être sel et lumière. En effet le sel symbolise l’alliance, la sagesse, l’hospitalité. Saint Luc attribue aussi au sel une fonction relative à la fertilité (Lc 14, 34-35). En réalité, être sel de la terre aujourd’hui, c’est mener un style de vie marqué par l’incorruptibilité et un engagement missionnaire à purifier la société. Il s’agit, en d’autres termes, de jouer un rôle actif et positif dans le monde en transformant celui-ci de l’intérieur, en profondeur.
Outre le sel qui sert à purifier, Jésus utilise également la métaphore de la lumière, symbole de la présence efficace et salvifique de Dieu (Is 9,1;60,1-3), auquel Jésus, Lumière du monde s’identifie dans la nouveau Testament (Jn 8,12). Alors le sel transforme en purifiant, la lumière transfigure et fait briller (17,2). A cet effet, transformer et transfigurer deviennent deux verbes additionnels qui peuvent mieux spécifier l’agir chrétien. Ainsi, la transfiguration devient le couronnement extérieur de la transformation.
Paraphrasant le Pape Paul VI, l’on dirait : notre monde a plus besoin de témoin que de Maître.
A vrai dire, personne ne peut offrir un sacrifice agréable à Dieu sans avoir en lui la saveur de la sagesse divine. En d’autres termes, les personnes qui servent de modèle pour l’humanité sont plus éloquentes que les meilleurs orateurs. Car, nous sommes sel de la terre, nous chrétiens, parce que nous sommes capables d’offrir à Dieu une offrande pure en toute amitié.

Père Fabrice Kodia Bianzinga +