La parabole des deux fils enseigne que ce sont les actes de repentance et d’obéissance concrète qui ont du prix aux yeux de Dieu, et non les promesses superficielles ou l’apparence de piété. Jésus critique dans ce texte d’évangile les croyants de façade qui disent de belles choses, mais ne vivent pas l’amour au quotidien. Il nous invite ainsi à aligner nos paroles sur nos actes pour vivre une foi authentique et incarnée. En réalité, les deux fils dont il est question dans la parabole de ce dimanche représentent deux attitudes face à l’appel de Dieu et à la conversion. En effet, le premier fils, qui refuse d’abord d’aller travailler à la vigne mais change d’avis par repentir et finit par y aller, représente les pécheurs tels que les publicains et les prostituées qui se convertissent. Le second, qui répond favorablement au Seigneur mais n’y va pas, représente à l’inverse les autorités religieuses de l’époque, telles que les pharisiens et les grands prêtres, qui affirment obéir à Dieu en apparence mais rejettent sa parole.
Cette parabole nous invite alors à nous mirer dans ces deux miroirs: face à l’appel de Dieu, sommes-nous de ceux qui disent en parole mais restent immobiles, ou acceptons-nous de reconnaître nos résistances pour enfin nous mettre en route? Il n’est jamais trop tard pour chacun de nous : l’appel à la conversion reste ouvert à tous pour changer d’avis et se tourner vers Dieu, qui nous appelle à le servir inlassablement selon son cœur.
“Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique” (Lc 8,21).
Père Fabrice KODIA BIANZINGA+

