Les grincheux et les joyeux
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En ce temps de rentrée pastorale, nous recevons le magnifique triptyque des paraboles de la brebis, de la pièce d’argent et du fils perdus et retrouvés afin de mieux comprendre, accepter et partager les trésors de la miséricorde divine.

Dans chacun de ces récits, se trouve la joie, celle du berger, de la femme ou du père, une joie qui révèle l’amour miséricordieux de Dieu. Dans les trois cas, elle est communicative et se partage avec des amis et des voisins ou avec ceux de la maison. Mais dans le troisième cas, le fils aîné se ferme à cette joie, refusant d’entrer en elle. De même, dans la vraie vie, il y avait les pharisiens et les scribes qui récriminaient contre Jésus qui faisait bon accueil aux pécheurs et mangeait avec eux.

En avril dernier, l’abbé James Mallon, commentant cette parabole du père et de ses deux fils, racontait comment les nouveaux convertis agaçaient certains “chrétiens de toujours”. Dans sa paroisse, il choisissait de célébrer tous ceux qui commençaient à découvrir le Christ Sauveur et à faire l’expérience de la miséricorde du Père et de la conversion. Les grincheux étaient même parfois en colère (contre leur curé et) contre ces personnes pas toujours fréquentables dont la vie pouvait encore avoir quelques graves désordres. Après des années de fidélité – pas toujours très joyeuse – on n’avait jamais pour eux fait la fête. Et s’il y avait là un secret obstacle à l’évangélisation…

Au contraire, avec Alpha notamment et ses sympathiques agapes, soyons ensemble déjà dans la joie de servir la rencontre de tous nos frères avec Jésus, leur Sauveur et le nôtre.

Abbé Bruno Bettoli+