Le sel et la lumière
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Le sel et la lumière sont deux réalités importantes dans la vie. Ce qu’ils ont en commun, c’est leur capacité de donner consistance aux autres choses. Le sel doit se fondre, disparaître de manière visible pour donner une belle saveur. Ce qui est bon dans un repas, ce n’est pas le sel, mais la saveur qu’il apporte. Jamais personne après un repas ne peut dire : « ce sel était bon », mais bien au contraire, « ce repas était bon ». De même pour la lumière, elle n’est bonne que parce qu’elle donne à voir autre chose qu’elle-même. Personne ne se préoccupe de regarder la lumière. Elle doit devenir transparente pour bien éclairer. Personne ne peut dire, j’ai aimé la lumière, mais au contraire, « j’ai aimé l’éclairage ». Le sel n’a de valeur que pour sa saveur et la lumière n’a de va- leur que pour son éclairage. Le sel et la lumière ont aussi ceci en commun qu’ils doivent être à bonne dose. Trop de sel ou peu de sel impacte négativement sur le repas ; que trop de lumière ou peu de lumière, impacte négativement sur les réalités à voir.

Jésus ne demande pas à ses disciples d’être le sel et la lumière, il affirme qu’ils le sont. Nous devons prendre conscience de cette réalité. Nous sommes le sel pour cette terre et la lumière pour ce monde. La question reste de se savoir si nous nous compor- tons comme tel. C’est de notre responsabilité de donner la saveur à cette terre et d’éclairer ce monde. Si nous ne le faisons pas, nous ne servons à rien, dit le Seigneur. Comme sel et lu- mière, nous avons une grande responsabilité. La terre a besoin de sa- veur. Beaucoup de nos concitoyens n’ont plus d’espérance, ni la joie de vi- vre. La terre pour eux est fade. Les chrétiens doivent donner la saveur à cette terre en faisant découvrir la beau- té de l’existence. Aujourd’hui aussi, certains ne savent plus où aller, ils sont comme aveuglé par ce qui arrivent dans le monde. Il nous faut être des lu- mières qui les aident à discerner le sens de l’existence. Tout cela, à bonne dose. La première lecture de ce dimanche nous dit comment être le sel, et la deuxième, comment être la lumière.

P. Jean Isidore NKONDOG