Paroisse Notre-Dame du Chêne
Paroisse de Viroflay

“Donner à boire aux assoiffés” édito de l’abbé Bruno Bettoli+


Commentant la péricope de la femme adultère (Jn 8, 1-11) que des scribes et des pharisiens voulaient lapider en demandant son avis à Jésus, saint Augustin a trouvé une très belle formule à propos de la fin de ce récit dramatique : « Il ne resta que la misérable pécheresse en face de la bonté miséricordieuse ».
Ne pourrait-on pas dire cela aussi à propos de la rencontre entre la « femme de Samarie » et Jésus sur son chemin de Jérusalem vers la Galilée ? La Providence avait tout organisé pour que ce face-à-face puisse, enfin, avoir lieu au profit de cette femme, embarquée dans une sixième relation amoureuse hors mariage. Vivant une situation contraire au sixième commandement, elle était privée de connaître une communauté de vie caractérisée par une donation mutuelle et totale de deux personnes qui s’aiment. La misère de cette femme semble aussi avoir été celle d’une exclusion sociale. A côté de cela, la peine quotidienne de la corvée d’eau était peu de chose. Mais bien plus grave était pour elle le fait de ne pas connaître Dieu dont Jésus était venu lui révéler l’adorable paternité.
Reconnaissons-nous donc dans cette femme. Pour attirer la miséricorde de Dieu, confessons, nous aussi, notre misère et reprenons les mots de saint Paul dans l’épître : « alors que nous n’étions encore capables de rien », alors que nous étions « impies » et « pécheurs », le Christ a « [accepté] de mourir pour [nous] ». C’est ainsi que « l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné ».
Cela est aussi pour les catéchumènes parmi nous et pour tous ceux que Dieu appelle. A notre tour, allons à leur rencontre.
Abbé Bruno Bettoli+