Paroisse Notre-Dame du Chêne
Paroisse de Viroflay

” Celui qui aime son Père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi…”(Mt 10,37-42) – Édito du père Fabrice KODIA BIANZINGA+

Jésus continue de donner ses instructions aux Apôtres et les envoie en Mission. Après les avoir rassurés dimanche dernier, il leur annonce que cette voie n’est pas facile et qu’elle exige de nombreux renoncements. En effet, à l’époque où l’Évangile selon saint Matthieu était rédigé, beaucoup de familles étaient confrontées à des divisions à cause de la foi en Jésus-Christ. Après la destruction du Temple en l’an 70, le christianisme qui jusque-là évoluait comme un groupe religieux à l’intérieur du Judaïsme a commencé à prendre son essor, attirant de plus en plus des disciples. Sans doute, dans certaines familles, l’on était partagé entre la synagogue et l’Evangile de Jésus-Christ. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre ces paroles de Jésus: ” Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi….” (v.37). Cet Évangile nous invite à préférer Jésus à notre parenté car celui que Jésus touche voit son amour se transformer et s’élargir. A vrai dire, l’amour de Jésus est un tremplin qui nous pousse vers tout homme. Plus on aime Jésus, plus on aime le prochain.
“Si quelqu’un dit: j’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur; comment celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas? ” (1Jean 4, 20-21). En réalité, si Jésus nous demande de l’aimer plus que notre parenté, c’est pour nous libérer de l’amour humain et nous introduire dans la logique de son amour. L’amour humain est un amour exclusif et restrictif qui génère la jalousie et les incompréhensions inutiles. Tandis que l’amour de Jésus est un amour inclusif, universel, sans frontière, désintéressé. Aimer Jésus plus que sa parenté, c’est donc aimer tout le monde, y compris sa propre parenté, d’un amour sincère et inclusif.».


Père Fabrice KODIA BIANZINGA+