A la rencontre du Christ
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Un mot d’abord sur ce cierge bénit qui nous rappelle aujourd’hui le Christ ressuscité au milieu de nous, « lumière qui se révèle aux nations ». La cire représente la chair du Christ. La mèche, “cachée” par cette cire, évoque quant à elle son âme humaine ! La flamme, enfin, est le signe de sa divinité. A l’image du feu, l’être de Dieu est l’amour, cet amour qui purifie, réchauffe et éclaire et qui a donné la vie à toutes les créatures.

Venons-en maintenant au début de la célébration de la Présentation du Seigneur au Temple. Le prêtre, qui vient de saluer les fidèles présents, peut ensuite leur adresser les mots suivants : « Rassemblés par l’Esprit Saint, nous allons nous mettre en marche vers l’autel du Seigneur à la rencontre du Christ ; nous le trouverons, et nous le reconnaîtrons à la fraction du pain en attendant sa venue dans la gloire. »

Cette procession vers l’autel, cierge à la main, en rappelle une autre, celle que font les tout jeunes enfants le jour de leur baptême. Baptisés, oints, vêtus de blanc et illuminés par la lumière d’un cierge, ils avancent jusque devant l’autel pour annoncer l’Eucharistie qui les fortifiera en chemin et le banquet céleste où le Père veut les accueillir un jour.

Le baptême qui nous lave et l’onction qui nous consacre ne disparaissent pas mais nous pouvons oublier l’un et l’autre. Nous avons bien revêtu le Christ et reçu sa lumière mais notre robe peut être maculée ou laissée au placard et notre cierge éteint ou abandonné. Puissions-nous plutôt être trouvés tels qu’au jour de notre baptême, à chaque “maintenant” et à l’heure de notre mort.

Abbé Bruno Bettoli+