A-Dieu Père Marc FRASEZ
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Le Père Marc Frasez est né le 24 juin 1945 à Soissons dans l’Aisne. Il a été ordonné prêtre le 3 avril 1971 pour le diocèse de Versailles et vicaire coopérateur des paroisses du secteur de Meulan-Les Mureaux avant d’être vicaire en 1974 à la paroisse Notre-Dame de Versailles. Entre 1981 et 1882, il a été vicaire des paroisses du doyenné d’Ablis et à l’équipe presbytérale de Saint-Germain de Saint-Germain en-Laye et nommé en 1983 responsable diocésain des servants d’autel.

En 1988, il revient à Versailes comme curé des paroisses Sainte-Elisabeth de Hongrie et Saint-Michel de Porchefontaine de Versailles. Il sera également prêtre accompagnateur de la communauté portugaise de Versailles le Chesnay (sept 1992)

En 1994, curé des paroisses Saint-Nicolas de Houilles et Notre-Dame du Réveil Matin de Carrières sur Seine, il devient en 1995 curé de la paroisse Notre-Dame du Chêne de Viroflay. Neuf ans plus tard, en 2004, il est nommé curé des paroisses Saint-Vigor Saint-Thibault de Marly-le-Roi / Le Pecq, Sainte-Anne de l’Etang-la-Ville et Saint-Louis du Port-Marly.

Il était depuis 2007 curé de la paroisse Saint-Germain de Paris à Fontenay-le-Fleury et prêtre référent pour l’AEP de Fontenay-le-Fleury

Voilà la nécrologie ordinaire d’un prêtre qui a consacré toute sa vie à Dieu et à son diocèse. Mais nous nous retiendrons qu’il a été notre curé de 1995 à 2004 et beaucoup d’entre nous se souviennent avec émotion de ce prêtre très accessible dans toute sa fragile humanité. Il est arrivé à Viroflay en même temps que toute une vague de jeunes familles et il s’est beaucoup donné à la catéchèse des primaires. Un certain dimanche des Rameaux, comme aujourd’hui, jour de première communion pour 90 enfants, il avait maintenu une procession avec palmes… pour la plus grande joie des enfants qui en jouaient gaiement et l’agacement des catéchistes qui ne maîtrisaient plus rien. Tous se souviennent de ses homélies pendant lesquelles il posait à l’assemblée des questions sur les lectures du jour. En le voyant descendre les marches de l’autel dans une envolée de chasuble en soie peinte, faite maison, chacun se disait… pourvu qu’il ne m’interroge pas. Il aimait ce qui est beau et bon et n’hésitait pas à se mettre aux fourneaux pour régaler les nombreuses catéchistes ou les membres du Conseil Pastoral. Bien sûr, chacun se souvient des expositions qu’il organisait régulièrement pour partager ses tableaux aux paroissiens. Mais nous avons peut-être oublié que c’est lui qui a lancé les Cellules Paroissiales d’Evangélisation pour notre communauté, partant à Milan avec tout un groupe de paroissiens pour s’initier à la proposition et commencer une aventure qui dure encore aujourd’hui (voir à ce sujet deux  textes du Père Frasez sur le site internet). C’est lui aussi qui a accompagné la construction de Mamré, demandant des salles de réunion confortables et un oratoire ouvert nuit et jour pour que les paroissiens puissent venir prier devant le Saint-Sacrement. Il a d’ailleurs pu y développer son amour de la nature et du jardinage, faisant des abords du nouveau presbytère un havre fleuri dont les graines et semences faisaient l’objet d’échanges évangélisateurs avec les Viroflaysiens. Lors de son mot de départ, il parla de son émerveillement pour la sève montante qu’étaient tous ces enfants qu’il voyait descendre au partage d’évangile regrettant déjà ce qu’il appelait ‘‘une paroisse en or’’.

Témoignages

Nous sommes arrivés à Viroflay presque en même temps que le Père Frasez. C’est donc en sa compagnie que nous avons avancé sur les pas du Christ et vécu la fraternité de la vie paroissiale viroflaysienne. Nous avons beaucoup de souvenirs liés à sa présence mais il y en a peut-être un qui est tout particulièrement resté. Pendant l’homélie – qu’il aimait participative, ce qui terrorisait bien des paroissiens ! – de la première communion d’un de nos enfants, il s’est posé la question de savoir pourquoi l’hostie n’était pas en chocolat. Après tout, ce serait bien, non, une hostie en chocolat ! Et il nous a emmenés sur l’aile de cette grande question pour nous faire comprendre que si le Christ avait choisi l’humilité du pain et non le goût plus rare du chocolat, c’était pour se rendre disponible à tous, même aux plus pauvres, le pain étant vraiment la nourriture de base de l’humanité.

Nous avons retrouvé le Père Frasez en Bretagne, à Dinard, où il aimait passer ses vacances, et à Chartres où il avait une maison dans laquelle étaient accrochés bon nombre de ses tableaux d’iris. Il nous avait fait visiter la cathédrale et apprécier les vitraux récemment restaurés.

Grâce à lui, nous avons approfondi la relation sponsale à laquelle le Christ nous appelle et dans laquelle il doit être aujourd’hui reçu par celui à qui il avait consacré sa vie. Que le Seigneur le serre sur son coeur à jamais !

Le Père Frasez était curé de notre paroisse quand je suis rentré au Conseil Pastoral; j’ai pu découvrir de l’intérieur un concentré de la paroisse qui donne souvent l’impulsion aux nouveux projets et j’ai toujours été stupéfait de la confiance que nous faisait le père Marc pour lancer de nouveaux chantiers comme cette magnifique mission de 1998; un des fruits en a été la naissance des Cellules Paroissiales d’Evangélisation ou celle de l’Adoration à Mamré. 

Il faut évoquer aussi le jardin du curé car notre curé avait la main verte; il était fier, à juste titre, de ses nombreuses fleurs, ses iris notamment qui poussent encore dans nos jardins, en gardant une présence discrète de celui qui nous a dit en partant de Viroflay “vous êtes une paroisse en or !”. Nous avons la chance d’avoir des curés en or à Viroflay.

Caroline et Laurent Blaise


Nous venons vous dire que nous sommes bien en union de prière avec toute la paroisse suite au retour à Dieu de Frère Dominique et du Père Marc Frasez. Nous rendons grâce à Dieu pour tout ce que nous avons vécu avec eux et tout ce qu’ils nous ont apporté. Qu’ils entrent maintenant dans la joie éternelle.

Bénédicte et Eric de Pas


Le Père Frasez était curé quand en 1998 quand nous avons planté notre tente à Viroflay. Le premier temps fort qui nous a unis fut le baptême par immersion de notre premier bébé avec celui d’une famille amie et d’un jeune adulte Martin, au cours d’une messe dominicale. Nos bébés n’avaient pas intérêt à porter leur vêtement blanc au début de la célébration, chacun des gestes liturgiques, était vécu pleinement! 
Puis il y eut toutes ces vigiles Pascales, joyeuses, festives… 
Je me souviens des débuts des cellules paroissiales d’évangélisation : le Père Frasez se laissa interpellé par un petit article de Famille chrétienne repéré par quelques paroissiens du conseil pastoral, puis il accepta de partir au congrès de Milan pour en savoir plus. Il s’est ainsi laissé bousculer par ses frères et l’Esprit saint, et a dépassé ses aprioris pour avancer à grands pas dans cette belle aventure. Idem pour l’oratoire de Mamré qui a failli ne jamais exister ! Quel chemin il faisait, avec foi !
Ses homélies étaient toujours très fidèles à la Parole de Dieu et m’ont nourrie pendant des années. Je me souviens de cette joie avec laquelle j’allais à l’église chaque dimanche sûre de cette  Parole qui allait me nourrir pour la semaine. Je repense avec émotion à cette union sponsale dont il nous parlait souvent et qu’il espérait ! Qu’elle lui soit pleinement accordée aujourd’hui.
Le père Marc fut un vrai pasteur pour moi, qu’il soit remercié et célébré par toute la cour céleste !

Anne Lebrun