La parole de Dieu de ce dimanche nous donne d’entendre le cri du coeur de Jésus qui voit l’étendue de la mission, de la soif des hommes: “La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux”(v37). Cette abondance de la mission nous rappelle la fécondité du message évangélique, sa capacité intrinsèque à transformer le cœurs de l’ homme. Face à cette urgence, l’invitation de Jésus est claire: “Priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson” (v38).
Prier, c’est donc reconnaître que la moisson est de Dieu, et que c’est lui qui envoie, c’est également entrer dans une posture de dépendance, d’obéissance et d’humilité vis-à -vis de Dieu. Après la Prière, vient l’envoi en mission des douze qui est un modèle pour l’Eglise de tous les temps. Ce n’est pas un appel à quelques-uns, mais à l’ensemble de la communauté des baptisés. En effet, chaque baptisé est un envoyé, un missionnaire du Christ dans le monde. Toutefois, cette mission ne se limite pas à des territoires lointains, elle commence à notre porte, dans nos familles, nos quartiers, nos lieux de travail. Dans ce contexte, les ouvriers deviennent le signe de la présence et de l’agir de Dieu pour son peuple.
L’envoi se fait “deux par deux” (Mc 6,7), cela souligne l’importance de la communauté, de la fraternité et du soutien mutuel dans la mission. A vrai dire, personne n’est appelé à évangéliser seul, la mission est une œuvre collective de l’Eglise. Elle exige de la confiance, de la patience et une foi inébranlable dans la puissance de la parole.
Nous ne gagnerons pas d’âmes en restant dans nos salles de cultes, pour faire des disciples, nous devons sortir de nos sanctuaires pour aller témoigner de l’Evangile sur les marchés, dans les maisons des gens, là où ils vivent, travaillent, c’est cela l’évangélisation. Le Seigneur nous envoie donc porter au monde un message d’amour, nous sommes invité, chacun selon son talent à en donner le témoignage par amour fraternel.
Père Fabrice KODIA BIANZINGA+

