Dans le dialogue que Jésus a avec ses apôtres, pour affermir leur foi, Il leur annonce la venue de l’Esprit-saint. En effet, le Père l’enverra au nom de Jésus, en vue de les enseigner et de leur rappeler tout ce qu’Il leur a enseigné. D’emblée, il est évident que l’Esprit Saint, le Défenseur, viendra pour assister le témoignage et la mission des disciples. Car, c’est par lui qu’ils entreront dans l’intelligence de la parole de Dieu le Père, reçue et transmise par le Fils et qu’ils sont appelés à annoncer jusqu’aux extrémités de la terre. L’envoi de l’Esprit Saint reflète ainsi tout l’amour de Jésus et du Père pour les disciples.
“Celui qui reçoit mes commandements et les observe, c’est celui qui m’aime” (v.21); En réalité, c’est par l’amour et l’observation de ses commandements que s’accomplira cette union parfaite que Jésus a commencée lui-même, et en vertu de laquelle il est en nous, et nous en Lui. Et ce n’est pas seulement à ses Apôtres qu’est promis ce bonheur, mais à tous les hommes. En d’autres termes, celui qui garde les commandements du Seigneur dans sa vie et les a dans sa mémoire; celui qui les a dans ses discours et qui les garde par une constante persévérance; celui qui les a par attention à les écouter et qui les garde par sa fidélité à les pratiquer : voilà celui qui aime véritablement le Seigneur. Ce discours d’adieu de Jésus devrait nous pousser à un réexamen profond des priorités pastorales, afin que le commandement nouveau de l’amour inspire tout, oriente tout, éclaire tout. A bien voir, la preuve de l’amour doit être dans les œuvres, ou alors il n’est plus qu’une dénomination stérile.
Père Fabrice KODIA BIANZINGA+

